
- Le Segway est un gyropode à deux roues auto-équilibré, inventé par Dean Kamen.
- En France, il est classé EDPM, limité à 25 km/h, avec assurance obligatoire.
- Comptez entre 400 € et 5 000 € pour un modèle neuf, selon l’autonomie et la qualité.
- Autonomie réelle : 15 à 30 km, recharge en 4 à 6 heures.
- Circulation autorisée sur pistes cyclables, interdite sur trottoirs.
Qu’est-ce qu’un Segway ?
Un Segway est un véhicule électrique à deux roues parallèles, sans guidon ou avec guidon selon les modèles, qui se stabilise tout seul grâce à des gyroscopes. C’est un peu comme si vous aviez un plateau qui garde son équilibre, peu importe votre position. Pour moi, c’est une belle mécanique, une prouesse technique qui mérite qu’on s’y attarde.
En bref :
- Le Segway est un gyropode à deux roues auto-équilibré, inventé par Dean Kamen, avec un fonctionnement basé sur des gyroscopes et capteurs.
- En France, il est classé EDPM, limité à 25 km/h, avec assurance obligatoire, âge minimum de 14 ans, et circulation autorisée sur pistes cyclables mais interdite sur trottoirs.
- L'autonomie réelle varie de 15 à 40 km selon les modèles, avec une batterie lithium-ion de 500 à 1 000 cycles (3 à 5 ans), et un prix neuf entre 400 € et 5 000 €.
- Les sanctions incluent 135 € d'amende pour circulation sur trottoir ou absence d'assurance, avec immobilisation possible du véhicule.
Il existe plusieurs catégories : le Segway classique (avec guidon, pour le tourisme), le miniPro (sans guidon, plus urbain), et les gyropodes génériques. Les différences portent sur la taille des roues, la puissance et l’autonomie. Voici un tableau pour y voir plus clair :
| Type | Caractéristiques | Usage typique |
|---|---|---|
| Segway classique | Deux roues côte à côte, guidon, plateau large | Balades, tourisme, sécurité privée |
| Segway miniPro | Roues plus petites, sans guidon, pliable | Déplacements urbains, courte distance |
| Gyropode générique | Appellation courante, souvent sans guidon | Loisirs, usage occasionnel |
Comment fonctionne un Segway ?
Le principe repose sur l’auto-équilibrage : des gyroscopes détectent l’inclinaison de votre corps, des capteurs mesurent les mouvements du plateau, et les moteurs compensent en temps réel pour maintenir l’équilibre. C’est simple en apparence, mais le calcul est constant, plusieurs centaines de fois par seconde.
Voici les étapes d’utilisation :
- Mise en marche : appuyez sur le bouton d’alimentation.
- Montée : posez un pied, puis l’autre sur le plateau.
- Déplacement : penchez-vous légèrement vers l’avant pour avancer.
- Direction : inclinez le guidon (ou votre poids) à gauche ou à droite.
- Freinage : penchez-vous en arrière pour ralentir ou vous arrêter.
- Descente : descendez par l’arrière, une fois à l’arrêt complet.
L’autonomie moyenne est de 15 à 40 km selon les modèles, avec une batterie lithium-ion qui se recharge en 4 à 6 heures. Attention, la durée de vie de la batterie est de 500 à 1 000 cycles, soit environ 3 à 5 ans d’usage quotidien. (J’ai vu des batteries lâcher après 2 ans, c’est souvent le premier truc à vérifier.)
Pourquoi le Segway a-t-il été inventé ?
Dean Kamen, l’inventeur, voulait révolutionner les courts trajets urbains. Il a développé le Segway , après avoir travaillé sur un fauteuil roulant tout-terrain (l’iBOT). Son objectif : réduire la pollution et les embouteillages. Autant dire que c’était ambitieux.
Mais les promesses du lancement ont été freinées par un prix élevé (plus de 5 000 € à l’époque), un cadre réglementaire flou, et une adoption limitée. Pour moi, c’est une belle idée qui a eu du mal à trouver son public, mais qui a ouvert la voie aux trottinettes électriques et autres EDPM.
Quelle est la réglementation en France ?
Depuis , le Segway est classé comme Engin de Déplacement Personnel Motorisé (EDPM). Concrètement, la vitesse est limitée à 25 km/h, l’âge minimum est de 14 ans, et une assurance responsabilité civile est obligatoire. Au-delà de 25 km/h, il devient un cyclomoteur, avec permis AM.
Voici les obligations légales :
- Assurance : obligatoire, comptez entre 50 € et 150 € par an.
- Équipements : feux avant et arrière, avertisseur sonore, freinage efficace.
- Casque : recommandé en ville, obligatoire hors agglomération.
- Circulation : sur les pistes cyclables et les routes limitées à 50 km/h.
- Interdictions : trottoirs (sauf dérogation municipale), voies rapides.
Les sanctions ? 135 € d’amende pour circulation sur trottoir, 135 € pour absence d’assurance, et immobilisation possible du véhicule. Franchement, je trouve que c’est une réglementation claire, mais il faut se renseigner sur les arrêtés locaux, car certaines villes sont plus strictes.
Où peut-on utiliser un Segway en France ?
Vous pouvez rouler sur les pistes cyclables, les voies vertes, les zones 30 et les routes limitées à 50 km/h. En revanche, les trottoirs sont interdits, sauf autorisation municipale expresse. Les voies rapides et autoroutes, évidemment, c’est non.
À Paris, par exemple, la circulation est autorisée sur les pistes cyclables, mais interdite sur les trottoirs. À Lyon, même règle, avec des zones piétonnes interdites. À Marseille, il y a des restrictions sur le Vieux-Port. Bref, vérifiez toujours les règles locales avant de sortir.
Combien coûte un Segway ?
Les prix varient de 400 € à 5 000 €, selon la gamme. En entrée de gamme, vous aurez une autonomie de 10 à 15 km, une vitesse de 15 à 20 km/h. En milieu de gamme, comptez 800 € à 1 500 € pour 20 à 30 km d’autonomie. Le haut de gamme, c’est 1 500 € à 5 000 €, avec plus de 40 km d’autonomie et des modèles professionnels.
N’oubliez pas les coûts annexes : l’assurance (50 € à 150 € par an), un casque (30 € à 100 €), et l’entretien (pneus à remplacer tous les 2 000 à 3 000 km, contrôle de la batterie). Sur les sites que j’ai suivis, l’entretien annuel tourne autour de 100 € à 200 € si vous ne bricolez pas vous-même.
Comment choisir son Segway ?
Pour bien choisir, je vous conseille de considérer ces critères :
- Usage principal : trajets domicile-travail, loisirs, tourisme ?
- Autonomie : prévoyez 20 % de marge par rapport à votre besoin réel.
- Poids : 10 à 20 kg, important si vous devez le porter.
- Puissance du moteur : 250 W minimum pour les côtes.
- Éclairage et garde-boue : indispensables pour un usage quotidien.
Évitez les erreurs classiques : acheter un modèle trop puissant (au-delà de 25 km/h, le statut change), négliger la qualité de la batterie (c’est le cœur du véhicule), ou ignorer le poids maximal supporté (souvent 100 à 120 kg). J’ai vu des gens acheter un Segway d’occasion sans vérifier la batterie, et ils ont dû la remplacer au bout de 3 mois. (Croyez-moi, ça change tout.)
Quelles sont les alternatives au Segway ?
Les alternatives incluent la trottinette électrique, l’overboard, la monoroue, et le vélo électrique. Voici un comparatif :
| Engin | Caractéristiques | Prix moyen |
|---|---|---|
| Segway | Deux roues, auto-équilibré, stable | 400 € à 5 000 € |
| Trottinette électrique | Deux roues, guidon, pliable, légère | 300 € à 1 000 € |
| Hoverboard | Deux roues, sans guidon, moins stable | 100 € à 400 € |
| Monoroue | Une roue, équilibre difficile | 500 € à 2 000 € |
| Vélo électrique | Deux roues, pédalage assisté | 1 000 € à 3 000 € |
Pourquoi choisir un Segway plutôt qu’une trottinette ? La stabilité est meilleure à vitesse constante, la position debout est plus naturelle, et c’est plus confortable sur les longs trajets. En revanche, la trottinette est plus légère, pliable, et moins chère. Ça dépend de vos priorités.
Où acheter un Segway en France ?
Vous pouvez acheter dans les boutiques de mobilité urbaine, les grandes surfaces de sport, ou chez les vélocistes. En ligne, les sites officiels (Segway, Ninebot) et les plateformes comme Amazon, Cdiscount ou Fnac proposent un large choix.
Points de vigilance : vérifiez la conformité avec la norme européenne (CE), demandez la facture et la garantie (2 ans minimum), et assurez-vous que les pièces détachées sont disponibles. Un client m’a contacté pour exactement ce problème : il avait acheté un modèle pas cher, et aucune pièce n’était disponible en Europe. Résultat, il a dû tout racheter.
Comment entretenir son Segway ?
L’entretien quotidien est simple : nettoyez le plateau et les roues après chaque sortie, vérifiez la pression des pneus (1 à 2 fois par mois), et contrôlez le serrage des vis. Pour l’entretien périodique, voici un rythme :
- Tous les mois : nettoyage complet, vérification des freins.
- Tous les 3 mois : contrôle des roulements, graissage.
- Tous les 6 mois : vérification de la batterie, mise à jour du firmware.
- Une fois par an : contrôle complet par un professionnel.
Pour la batterie, ne la laissez jamais se décharger complètement, stockez le Segway avec 50 à 70 % de charge, et évitez les températures extrêmes (moins de 0 °C, plus de 40 °C). C’est une règle d’or que j’applique à tous mes véhicules électriques.
Quels sont les avantages et les inconvénients du Segway ?
Les avantages : écologique (zéro émission), rapide (jusqu’à 25 km/h), silencieux, stable grâce à l’auto-équilibrage, et amusant. Les inconvénients : coût élevé, poids difficile à transporter, autonomie limitée (15 à 40 km), réglementation stricte, et vulnérabilité en cas de chute.
Pour moi, le Segway est un bon choix pour les trajets courts en ville, mais pas pour les grands rouleurs. Si vous faites plus de 20 km par jour, une trottinette ou un vélo électrique sera plus adapté.
Le Segway est-il fait pour vous ?
Si vous êtes un urbain qui fait 3 à 10 km par jour, un touriste qui visite des villes, ou un professionnel (sécurité privée, maintenance), le Segway est parfait. En revanche, si vous transportez des sacs, si vous êtes débutant en deux-roues, ou si vous avez besoin de plus de 20 km d’autonomie, passez votre chemin.
Je ne vais pas mentir, il faut un temps d’apprentissage de 15 à 30 minutes pour les bases, et quelques heures pour être à l’aise en ville. Mais une fois que vous avez le coup de guidon, c’est un vrai plaisir.
Les idées reçues sur le Segway
« Le Segway est dangereux » : les accidents sont rares, mais les chutes peuvent être graves. Portez un casque et roulez à vitesse modérée. « Le Segway est interdit en France » : non, il est autorisé mais strictement encadré. Renseignez-vous sur les arrêtés municipaux. « Le Segway est réservé aux riches » : les prix ont baissé, et comparé à un abonnement de transports, ça peut être rentable.
Ah, et une autre idée reçue : « c’est un gadget ». Détrompez-vous, c’est un vrai moyen de transport, avec des applications professionnelles sérieuses.
Réponse rapide
- Le Segway est un gyropode auto-équilibré, inventé par Dean Kamen.
- En France, il est classé EDPM, limité à 25 km/h, assurance obligatoire.
- Prix : de 400 € à 5 000 €, autonomie de 15 à 30 km en réel.
- Circulation sur pistes cyclables, interdite sur trottoirs.
Le mot de la fin : le Segway reste un objet singulier, entre innovation et loisir. Si vous envisagez d’en acheter un, prenez le temps de vérifier la réglementation locale et de tester le véhicule. Vous verrez, la sensation de glisse est unique.
FAQ
Le Segway est-il légal en France ?
Oui, depuis quelques années, il est classé comme EDPM et peut circuler sur les pistes cyclables et les routes limitées à 50 km/h, avec assurance, équipements, et âge minimum de 14 ans.
Faut-il un permis pour conduire un Segway ?
Non, aucun permis n’est requis pour un EDPM limité à 25 km/h. En revanche, une assurance responsabilité civile est obligatoire.
Quelle est la vitesse maximale d’un Segway ?
En France, la vitesse est limitée à 25 km/h. Au-delà, il est considéré comme un cyclomoteur et nécessite un permis AM.
Peut-on rouler sur les trottoirs avec un Segway ?
Non, c’est interdit sauf autorisation municipale expresse. L’amende est de 135 €.
Quelle est l’autonomie réelle d’un Segway ?
En conditions réelles, comptez 15 à 30 km selon le modèle, le poids de l’utilisateur et le relief. L’autonomie annoncée est souvent optimiste.
Le Segway est-il adapté aux débutants ?
Oui, l’auto-équilibrage facilite la prise en main. Comptez 15 à 30 minutes pour les bases, et quelques heures pour être à l’aise.
Peut-on utiliser un Segway sous la pluie ?
La plupart des modèles sont résistants aux éclaboussures (IP54), mais évitez la forte pluie, car les surfaces glissantes augmentent le risque de chute.
Bien que différent d’un véhicule traditionnel, le Segway, en tant qu’EDPM, est soumis à des règles de circulation spécifiques, tout comme l'automobiliste doit respecter le Code de la route.
L’autonomie électrique du Segway offre une alternative intéressante aux véhicules thermiques, permettant de s’affranchir des variations du prix du carburant pour les trajets urbains.
Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez aussi notre article sur technologies de course.




